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Veuillez trouver ci-dessous la vidéo de la premiere séance du séminaire Gramsci par Daniel Amedro

-->Séminaire Gramsci séance 1 Daniel Amédro

Antonio Gramsci

Repères biographiques, idées forces et repères bibliographiques

25 Janvier 2018

  • La cité future, Antonio Gramsci, éditions critiques, 2017 (1ère publication : février 1917). Préface d’André Tosel, à qui la publication est dédiée. Traduction de l’italien réalisée par Fabien Trémeau.

  • Ecrits politiques, Antonio Gramsci, traduction partielle sous la direction de Robert Paris constituant une anthologie.

Parution chez Gallimard en trois volumes de 1975 à 1980 :

  • Volume I : 1914-1920

  • Volume II : 1921-1922

  • Volume III : 1923-1926.

  • Lettres de prison (1926-1934), Antonio Gramsci, éditions Gallimard, 1971, traduit de l’italien par Hélène Albani, Christian Depuyper et Georges Saro. Téléchargeable à l’adresse suivante : http://classiques.uqac.ca/classiques/gramsci_antonio/gramsci.html

  • Lettres de la prison (1928-1937), Antonio Gramsci, éditions sociales, 1953, traduction française par Jean Noaro, préface de Palmiro TOGLIATTI. Téléchargeable à l’adresse suivante : http://classiques.uqac.ca/classiques/gramsci_antonio/gramsci.html

  • Cahiers de prison, Antonio Gramsci, Éditions Gallimard, 1978-1996, introduction, avant-propos, notices et notes de Robert Paris, traduction de l’italien par l’équipe suivante :

    • Monique Amard et Françoise Bouillot (Vol. I),

    • Monique Amard et Paolo Fulchignoni (Vol. II),

    • Paolo Fulchignoni et Gérard Granel (Vol. III),

    • Françoise Bouillot et Gérard Granel (Vol. IV)

et Claude Perrus et Pierre Laroche (Vol. V).

  • Gramsci dans le texte, éditions sociales, 1975, recueil réalisé sous la direction de François Ricci en collaboration avec Jean Bramant, textes traduits de l’italien par Jean Bramant, Gilbert Moget, Armand Monjo, François Ricci.

  • Gramsci, Textes, éditions sociales, 1983, édition réalisée par André Tosel, Traductions de Jean Bramant, Gilbert Moget, Armand Monjo, François Ricci, André Tosel.

  • Guerre de mouvement et guerre de positions, textes choisis et présentés par Razmig Keucheyan, La Fabrique, 2011

  • Pourquoi je hais l’indifférence, Antonio Gramsci, Rivages poche / Petite Bibliothèque, 2012, Traduit de l’italien, préfacé et annoté par Martin Rueff.

  • Textes choisis, établis et introduits par André Tosel, Le temps des cerises, 2014, réédition de l’anthologie de 1983, augmentée d’un avant-propos historique d’André Tosel.

  • Les cours de Fac :

    • Cours sur Gramsci de Maria-Antonietta Macciocchi professé à l’Université de Vincennes en 1972-1973 (cf. Infra Pour Gramsci). Cours influencé par la pensée de Mao.

    • Cours sur Gramsci de Gérard Granel professé à l’Université de Toulouse en 1973-1974 (http://www.gerardgranel.com/txt_pdf/3-Cours_Gramsci.pdf ). G. Granel est l’un des traducteurs des Cahiers de prison.

    • Séminaire « Pensée politique italienne » animé à l’ENS de Lyon en 2012 par Jean-Claude Zancarini et Romain Descendre (http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?rubrique453 ). Zancarini et Descendre ont coordonné en 2015 le n° 57 d’Actuel Marx sur Gramsci.

  • La vie d’Antonio Gramsci, Giuseppe FIORI, Le livre de poche / Pluriel, 1977. 1ère publication en français : librairie Arthème Fayard, 1970. Publication originale en italien : Ed. Gius, Laterza et Figli S.p.A., 1966. Traduit de l’italien par Claude CICCIONE. Préface et notes de Renato MIELI.

G. FIORI (1923-2003) était un journaliste, écrivain et homme politique italien. Renato MIELI (1912-1991) était un journaliste italien.

  • Gramsci, Jacques Texier, Seghers, 1966. Centré sur la philosophie de Gramsci. Propose un choix de textes.

  • La pensée politique de Gramsci, Jean-Marc Piotte, LUX/Humanités, 2010

  • Cours sur Gramsci, Gérard Granel, 1973-1974.

  • Pour Gramsci, Maria-Antonietta Macciocchi, Points/Seuil, 1974

  • Lire Gramsci, Dominique Grisons et Robert Maggiori, éditions universitaires, 1973.

  • Dialectiques, n° 4-5, mars 1974.

  • Gramsci et l’État, Christine Buci-Glucksmann, Fayard, 1975.

  • Gramsci, Du libéralisme au « communisme critique », Domenico Losurdo, Syllepse, 2006, Traduit de l’italien par Jean-Michel Goux (1ère publication en italien en 2009).

  • Introduction à Antonio Gramsci, Georges Hoare et Nathan Sperber, La découverte/Repères, 2013.

  • Étudier Gramsci, André Tosel, Kimé, 2016.

  • Praxis, Vers une refondation en philosophie marxiste, André Tosel, éditions sociales, 1984

  • L’esprit de scission, Études sur Marx, Gramsci, Lukacs, André Tosel, Annales littéraires de l’Université de Besançon, 1991

  • Le marxisme du XXè siècle, André Tosel, Éditions Syllepses, 2009.

Avant-propos de Vincent Charbonnier (anime avec moi le groupe FB « penser avec André Tosel »). 6 chapitres consacrés à Gramsci.

  • Marxisme et socialisation, Jean Robelin, Méridiens Klincksieck, 1989.

Un bilan du marxisme et du communisme réels sous l’éclairage des pères fondateurs et de Gramsci.

  • La pédagogie marxiste d’Antonio Gramsci, Franco Lombardi, Éditions Privat, 1971.

Ouvrage paru initialement en Italie.

Franco Lombardi se rattache au courant personnaliste.

À travers les thèmes pédagogiques, il introduit à toute l’œuvre de Gramsci.

  • Antonio Gramsci et la révolution socialiste, La philosophie de la praxis des manuscrits de prison à la lumière des problèmes de la Troisième Internationale, Tatiana Fonseca Oliveira, L’Harmattan, 2017. Replace les Cahiers de prison dans leur contexte historique (révolution russe, Troisième Internationale, expérience des conseils).

  • Remporter la bataille des idées, Entretien avec Antonio Gramsci, François Ruffin, Fakir éditions, 2015.

  • André Tosel penseur de l’émancipation, Un hommage, Arno Münster, Editions lignes, 2018. Un examen de l’ensemble de l’œuvre de Tosel. Un chapitre directement consacré au travail de Tosel sur Gramsci.

  • Plan de lecture, Panagiotis Sotiris, référence : http://revueperiode.net/guide-de-lecture-de-panagiotis-sotiris-sur-gramsci/ .

Panagiotis Sotiris est un philosophe, militant révolutionnaire grec, membre de la coalition Unité populaire.

Ses travaux portent notamment sur la philosophie contemporaine et marxiste, les théoriques critiques radicales et l’impérialisme. Il est également membre du comité coordinateur d’Antarsya, le front de la gauche grecque anticapitaliste.

 

 

Liste des participants qui ont commenté cet article

  • Nazarian Robert

    >> Merci aux Amis de La liberté de m’avoir permis de découvrir ce texte.
    >> « LES INDIFFERENTS>
    > Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre veut dire être partisan ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen, et prendre parti. L’indifférence est aboulie, est parasitisme, est lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.
    >
    > L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est le boulet de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte en laquelle se noient les enthousiasmes les plus splendides, c’est le marais qui entoure la vieille ville et qui la défend mieux que les murs les plus solides, mieux que les poitrines de ses guerriers, parce qu’il engloutit les assaillants dans ses gouffres limoneux, et les décime et les décourage, et quelque fois les fait renoncer à leur entreprise héroïque.
    >
    > L’indifférence agit puissamment dans l’histoire. Elle agit passivement, mais elle agit. C’est la fatalité; c’est ce sur quoi on ne peut pas compter ; c’est ce qui bouleverse les programmes, qui renverse les plans les mieux établis; c’est la matière brute qui se rebelle devant l’intelligence et l’étrangle. Ce qui se passe, le mal qui s’abat sur tous, le bien possible que peut engendrer un acte héroïque (de valeur universelle), n’est pas tant dû à l’initiative d’un petit nombre qui agit, mais plus à l’indifférence, à l’absentéisme de la multitude. Ce qui arrive, n’arrive pas parce que quelques-uns veulent que cela advienne, que parce que la masse des hommes abdique sa volonté, laisse faire, laisse regrouper les nœuds que seule l’épée pourra ensuite trancher, laisse promulguer les lois que seule la révolte fera ensuite abroger, laisse s’élever au pouvoir les hommes que seule une mutinerie pourra renverser. La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est rien d’autre précisément que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent dans l’ombre, quelques mains échappant à la surveillance et à tout contrôle, tissent la toile de la vie collective, et la masse l’ignore, parce qu’elle ne s’en préoccupe pas. Les destinées d’une époque sont manipulées selon des visions restreintes, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse des hommes l’ignore, parce qu’elle ne s’en préoccupe pas. Mais les faits qui ont mûri finissent par émerger ; mais la toile tissée dans l’ombre est enfin achevée ; et alors il semble que ce soit la fatalité qui emporte tout et tous, il semble que l’histoire ne soit qu’un énorme phénomène naturel, une éruption, un tremblement de terre dont tous sont victimes, celui qui l’a voulu et celui qui ne l’a pas voulu, celui qui savait et celui qui ne savait pas, celui qui était actif et celui qui était indifférent. Et ce dernier s’irrite, il voudrait se soustraire aux conséquences, il voudrait qu’il apparaisse clairement que, lui, il n’a pas voulu, il n’est pas responsable. Certains pleurnichent piteusement, d’autres blasphèment de façon obscène, mais personne ou rares sont ceux qui se demandent : si moi aussi j’avais fait mon devoir, si j’avais essayé de faire valoir ma volonté, mon avis, serait-il arrivé ce qui est arrivé ? Mais personne ou rares sont ceux qui se font le reproche de leur indifférence, de leur scepticisme, de ne pas avoir donné leur bras et leur activité à ces groupes de citoyens qui, précisément pour éviter tout ce mal, combattaient et se proposaient de procurer tel bien.
    >
    > La plupart d’entre eux, au contraire, devant les événements accomplis, préfèrent parler de faillite des idéaux, de programmes définitivement écroulés et autres semblables amabilités. Ils recommencent ainsi à s’absoudre de toute responsabilité. Et ce n’est pas qu’ils ne voient pas clairement dans les choses et que quelquefois ils ne soient pas capables d’exposer de très belles solutions aux problèmes les plus urgents, ou, pour ceux qui, demandant plus de préparation et de temps, n’en sont pas moins urgents. Mais ces solutions restent superbement stériles, mais cette contribution à la vie collective n’est animée d’aucune lumière morale; c’est le produit d’une curiosité intellectuelle, non d’un sens aigu de la responsabilité historique qui veut que tous soient actifs dans la vie, qui n’admet aucune sorte d’agnosticisme ou d’indifférence.
    >
    > Je hais les indifférents aussi parce que l’ennui me vient devant leurs pleurnicheries d’éternels innocents. Je demande des comptes à chacun d’eux sur la façon dont il a accompli sa tâche que la vie lui a donnée et lui donne quotidiennement, sur ce qu’il a fait et, surtout, ce qu’il n’a pas fait. Et je sens que je pourrai être inexorable, que je ne dois pas gaspiller ma pitié, que je ne dois pas partager avec eux mes larmes. Je suis partisan, je vis, je sens déjà dans les consciences viriles de mes camarades palpiter l’activité de la cité future que les miens sont en train de construire. Et dans cette cité la chaîne sociale ne pèse pas seulement sur quelques-uns, dans celle-ci ce qui arrive n’est pas dû au hasard, à la fatalité, mais à l’œuvre intelligente des citoyens. Il n’y a personne, dans celle-ci, qui reste à la fenêtre à regarder tandis qu’un petit nombre se sacrifie, se saigne dans le sacrifice; et personne ne reste à sa fenêtre, en embuscade, pour profiter du peu de bien que l’activité du petit nombre procure et déverse sa déception en insultant le sacrifié, le saigné, parce qu’il n’a pas réussi dans son intention.
    >
    > Je vis, je suis partisan. C’est pourquoi je hais qui ne prend pas parti, je hais les indifférents » .
    >
    Antonio Gramsci

    > Texte extrait de l’ouvrage d’Antonio Gramsci LA CITE FUTURE aux Editions Critiques

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